Thomas Odhiambo

Les entomologistes jouent un rôle important dans ma vie

Thomas Risley Odhiambo

Lorsque j'évoque Thomas Risley Odhiambo (1931-2003), je pourrais énumérer ses nombreuses réalisations. Je ne le ferai toutefois pas ici, car sa vie et ses réalisations sont largement documentées ailleurs, notamment sur Wikipédia ou dans *The Guardian*.

Je l'admirais énormément. C'était un scientifique exceptionnel, un visionnaire, un philosophe et même un poète. C'était l'un des meilleurs entomologistes africains que j'aie jamais rencontrés — un véritable fils de l'Afrique.

Lorsque j’ai visité pour la première fois le Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE) en 1972, bon nombre des scientifiques étaient originaires d’Europe, des États-Unis et d’Asie. Sous sa direction, le nombre de scientifiques africains a considérablement augmenté. Il avait pleinement conscience de l’histoire coloniale de l’Afrique et s’était engagé à promouvoir autant que possible les scientifiques africains.

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Fig. F1. Le professeur Thomas Odhiambo
photo retouchée
Fig. F2. La station de terrain de Mbita a été aménagée en forme d'insecte.

« …en offrant des services à tous les insectes — qu’ils soient nuisibles ou utiles,

et la grande majorité d’entre elles, qui sont neutres et ignorent peut-être même la présence des humains sur Terre —

et en respectant leur existence. Ainsi, la vie sur cette planète redevient un peu plus belle,

un peu plus magique, un peu plus à l'image de Dieu lui-même.

Les lucioles peuvent briller dans la fraîcheur du crépuscule tropical ;

les araignées d'eau peuvent glisser avec grâce à la surface d'un ruisseau tranquille ;

« et les papillons peuvent voleter de fleur en fleur, butinant le nectar, cette célèbre nourriture des dieux. »

Odhiambo, 2003. Avant-propos de « AAIS : Célébration des 25 ans de la science des insectes au service du développement africain », ICIPE Science Press